GENRES CINÉMATOGRAPHIQUES

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le Film Fantastique

 

 

 

        Fondé sur l’irruption de l’étrange au sein même de la réalité, le fantastique utilise des moyens semblables aussi bien pour décrire le réel que l’irréel, cultivant ainsi l’ambiguïté entre deux concepts apparemment distincts. Parce que son but est de provoquer l’effroi ou la fascination chez le spectateur, ce genre, qui englobe les films d’épouvante et d’horreur, se distingue du merveilleux des contes de fées d’une part, où surnaturel ne signifie pas pour autant anormalité, et de la science-fiction d’autre part, où l’imaginaire est généralisé au point de créer un univers nouveau se superposant à la réalité sans véritablement s’y opposer.

 

 

 

   

 

 

        Caractéristiques Et Évolutions Du Genre

        

 

        Afin de perturber la distinction entre rationnel et irrationnel, les films fantastiques déclinent des thèmes qui leur sont propres, tels les êtres hybrides, les monstres, les morts-vivants et les fantômes, ou bien encore certains états intermédiaires de la conscience comme la folie et le rêve. Ennemi de tout ce qui tend à définir, analyser ou même comprendre un événement ou une situation donné, le fantastique joue avant tout sur ce que Sigmund Freud nommait "unheimlich" l’inquiétant, l’étrange ; et les œuvres illustrant ce genre cherchent à faire naître, dans l’espace intime et quotidien du spectateur, une inquiétude d’autant plus troublante qu’elle reste quelques fois diffuse.

 

        C’est en Allemagne qu’apparaît pour la première fois un film véritablement fantastique, intitulé L’étudiant de Prague, et mis en scène par Stellan Rye en 1913. Mais ce n’est qu’après la guerre, dans l’atmosphère sombre et désespérée de la défaite, que les cinémas allemands seront alimentés par des films qui imposeront définitivement le fantastique au grand écran. Les réalisateurs de ce nouveau genre, comme Robert Wiene, qui présente Le Cabinet du Docteur Caligari en 1920, ou Friedrich-Wilhelm Murnau, qui tourne Nosferatu le Vampire en 1922, sont fortement influencés par l’éclosion de l’expressionnisme, dont la vigueur expressive utilise les ressources du décor, de l’espace et de la lumière.

 

        A strictement parler, seuls ces films allemands, nourris par l’expressionnisme d’après guerre, sont considérés comme des œuvres de fantastique pur, car, dès la fin des années 1920, le genre évolue dans de multiples directions et principalement vers le film d’épouvante ou d’horreur. Tout au long du XXème siècle, le fantastique viendra enrichir la filmographie de grands cinéastes tels que Roman Polanski, réalisant Rosemary's Baby en 1968, David Lynch, tournant Blue Velvet en 1986, ou Francis Ford Coppola, présentant Dracula en 1991. Mais c’est à Hollywood, au lendemain de la révolution du cinéma sonore, que le fantastique en tant que genre, clairement défini, connaîtra son âge d’or.

 

 

 

 

 

Nosferatu le Vampire

Nosferatu le Vampire, de Friedrich-Wilhelm Murnau (1922)

Résumé

En 1838, Hutter, jeune clerc de notaire, part conclure une vente avec un châtelain des Carpates. Après des rencontres menaçantes et de funestes présages, il est reçu par le comte Orlock qui n'est autre que la réincarnation du vampire Nosferatu, créature qui ne peut vivre qu'en suçant le sang des humains. 

 

 

 

Rosemary's Baby

Rosemary's Baby, de Roman Polanski (1968)

Résumé

Malgré les conseils de leur vieil ami Hutch, Guy Woodhouse et sa jeune femme, enceinte, s'installent dans un immeuble new-yorkais vétuste, considéré par leur ami comme une demeure maléfique. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, vieux couple d'Europe centrale, imposent leur amitié et leurs services. Si Guy accepte facilement ce voisinage, Rosemary s'en inquiète...

 

 

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