GENRES CINÉMATOGRAPHIQUES

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lE FILM HISTORIQUE

 

 

 

        Entretenant un rapport plus ou moins intime avec les événements réels du passé qui leur servent de base, les films historiques regroupent l'ensemble des mises en scène évoquant une époque antérieure au 20ième siècle. Parce que la tenue vestimentaire des acteurs est une des seules caractéristiques de ce genre dépourvu de codes clairs, ils sont aussi appelés films en costumes. Les œuvres les plus représentatives du genre restent celles qui relatent des épopées et des mythes datant de l'antiquité, que ce soit avec une certaine objectivité, une démesure romanesque, un regard critique ou bien sous l'angle de la comédie.

 

 

 

   

 

 

        Le Film Biblique

        

 

        Bien qu’ils aient tous pour sujet l’émergence du judéo-christianisme au cœur de l’empire greco-romain, les films bibliques se divisent cependant en deux thématiques, qui sont les épisodes de l’ancien testament d’une part, tels que les dix commandements ou Moïse et Aaron, et la vie de Jésus et ses disciples d’autre part. En 1904, Ferdinand Zecca crée l’un des premiers films bibliques de l’histoire du cinéma en réalisant La Vie Et La Passion De Notre Seigneur Jésus-Christ, mise en scène qui rencontra dès sa sortie un réel succès auprès du grand public.

 

        Au cours des années 1960 et 1970, plusieurs cinéastes américains utilisent les importants moyens des studios hollywoodiens pour tourner des superproductions, relatant de grandes fresques historiques où le Christ est le personnage central. Le Roi Des Rois, signé par Nicolas Ray en 1961, La Plus Grande Histoire Jamais Contée, présenté par George Stevens en 1965, ou Jésus Christ Super-Star, réalisé par Norman Jewison en 1973, sont des exemples marquants de ces films à grand spectacle. En 1973, Roberto Rossellini signe Le Messie et replace Jésus dans son contexte historique de sauveur attendu par les juifs ; quand à Franco Zeffirelli, il met en scène, sous l’initiative du pape Paul VI, Jésus De Nazareth, en 1976.

 

        Mais à côté de ces films qui se veulent neutres pour certains, ou bien plus clairement orientés pour d’autres, figurent des œuvres plus critiques à l’égard des écrits de la bible et  de la vie relatée du Christ. Ainsi, en 1965, Julien Duviver signe Le Golgotha, et dépeint Jésus comme un personnage triste et alangui, en lutte ouverte contre les pharisiens. La même année, dans L’Evangile Selon Saint Mathieu, Pier Paolo Pasolini inscrit l’évangile dans le tiers-monde, et mêle aux sermons d’un christ exalté et vindicatif le chant des partisans. En 1988, Martin Scorsese montre quant à lui un Christ soumis au doute et à la tentation de la chair, ce qui conduira des intégristes religieux scandalisés à incendier un cinéma parisien.

 

 

 

 

 

Le Messie

Le Messie, de Roberto Rossellini (1973)

Résumé

La vie de Jésus, racontée sur le mode de la dédramatisation et du constat : refus du spectaculaire (ni miracles, ni crucifixion), ton familier sur tableaux épurés (tournés en Sicile et en Tunisie), approche plus didactique qu'exaltée ou mystique.

 

 

 

La Dernière Tentation du Christ

La Dernière Tentation du Christ, de Martin Scorsese (1988)

Résumé

L'évocation de la vie de Jésus Christ, écartelé entre son humanité et sa divinité.

 

 

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